Présentation
|
Créée en 1989, l’agence d’urbanisme et de développement des régions nîmoise et alésienne est un organisme d’études sans but lucratif qui a pour vocation d’assister les collectivités locales et l’État dans leurs réflexions en matière d’aménagement et d’urbanisme. Le travail de l’AUDRNA prend appui sur la volonté des acteurs locaux de disposer d’un outil technique commun, capable de traiter l’ensemble des problématiques du développement urbain. Interface entre les différents pouvoirs locaux, lieu de rencontre des partenaires, l’AUDRNA favorise l’indispensable débat sur l’avenir des territoires et concourt à l’harmonisation des politiques publiques. |
![]() |
Historique
Suite aux inondations d’octobre 1988, est apparue l’urgence de se doter de stratégies concertées pour un aménagement plus équilibré du territoire. Ainsi, en partenariat avec l’Etat et les chambres consulaires, se sont regroupées cinq communes fondatrices : Nîmes, Garons, Caissargues, Uchaud et Bouillargues. En novembre 1989, l’Agence d’Urbanisme et de Développement de la Région Nîmoise est créée sous la forme d’une association régie par la loi de 1901. Elle débute ses travaux en janvier 1990.
![]() |
Les membres fondateurs mettent alors en place des programmes de travail partenariaux largement axés sur les préoccupations communales: plans d’ordonnancement, projets urbains, connaissance des quartiers, POS, aménagement d’espaces publics jusqu’à dessiner le dallage des quais de la Fontaine, ainsi que la collaboration avec des architectes et designers de renom, tels que MC Dorner, Norman Foster, Emilio Donato. |
Si ces thèmes d’études sont désormais habituels, ils ont à l’époque ouvert la voie à des pratiques peu répandues : l’introduction de l’art dans la ville, l’architecture des espaces publics, la pensée globale sur la ville avec le plan d’ordonnancement qui préfigurait l’élaboration de véritables stratégies d’aménagement et de développement
Dès 1997, l’agence est chargée de promouvoir la dimension intercommunale des différentes études qu’elle traite au niveau de chaque commune et de faire apparaître des problématiques d’intérêt général. De ces premiers travaux, se dégage un périmètre cohérent où peuvent se nouer des synergies et sur lequel l’agence va poursuivre sa réflexion.
Dans les années suivantes, l’émergence des enjeux d’agglomération et des solidarités territoriales devient une priorité pour l’agence. Elle oriente alors son action pour favoriser la mise en œuvre effective d’ambitions, de projets et d’actions intercommunales.
| Dans les années 1999 - 2000, les lois Voynet, Chevènement et SRU bouleversent le paysage de l’aménagement et entraînent la création d’institutions intercommunales, telles que la communauté d’agglomération de Nîmes Métropole ou le syndicat mixte du SCoT du Sud du Gard dont l’agence a contribué à définir les périmètres et les fondements par sa connaissance du territoire, des problématiques et des enjeux. | ![]() |
Logiquement, le cercle des membres de l’agence s’agrandit de ces nouveaux adhérents. Et dans la continuité du travail réalisé en amont, l’agence va les accompagner dans l’élaboration de leurs documents : Projet d’agglomération, Schéma de Cohérence Territoriale, Programme Local de l’Habitat, Plan de Déplacements Urbains,…
En parallèle, l’agence se plonge dans les projets de rénovation urbaine (diagnostic, scénarios d’intervention et projets), sur les trois quartiers concernés par la convention entre l’ANRU et Nîmes Métropole : la Cité Sabatot à Saint-Gilles, les quartiers Valdegour et Chemin Bas d’Avignon à Nîmes.
Au fil des années, les membres de l’agence, dans un souci partenarial, orientent ses travaux vers l’observation des territoires, sur les thématiques de l’habitat, du foncier et de l’immobilier d’entreprise. Une large place est donnée aux préoccupations paysagères et environnementales, venant ainsi alimenter les diagnostics et projets de territoire communaux et intercommunaux. Au-delà de ses études, l’agence joue son rôle d’outil d’harmonisation des politiques publiques institutionnelles et est impliquée dans la construction des cohérences territoriales et intercommunales.
![]() |
C’est ainsi qu’en 2007, la communauté d’agglomération du Grand Alès et le syndicat mixte du SCoT de l’Uzège Pont du Gard adhèrent à l’agence, élargissant de ce fait son territoire d’intervention. De nouvelles coopérations sont alors en marche, sur l’axe Alès-Nîmes. Le Grenelle de l’Environnement vient alimenter la réflexion. Et un nouveau dossier d’envergure est pris en charge par l’agence : le contrat d’axe, dont l’objectif est de fédérer les partenaires autour de l’élaboration d’un programme articulant développement urbain et offre de transport (densification, aménagements urbains, rabattements, intermodalité, services dans et autour des gares) pour mettre en œuvre un projet partagé d’organisation du territoire. Aujourd’hui, l’agence s’est encore enrichie de l’adhésion de Beaucaire et de sa communauté de communes Beaucaire Terre d’Argence, ainsi que du Pays Garrigues et Costières de Nîmes, portant ainsi son territoire d’études à 243 communes, 23 EPCI et 3 SCoT, couvrant une population de près de 550 000 habitants. |
En défrichant et en anticipant les problématiques urbaines, l’agence et le travail de son équipe prouvent sans cesse l’intérêt de cette structure : accompagner les solidarités intercommunales, assister ses membres dans l’anticipation des réformes et animer les partenariats pour faire émerger des coopérations entre les territoires.



